Thursday, November 17, 2005

MAROC TUNISIE ACTUALITES

Dattes: Les Marocains préfèrent les Tunisiennes

La production dattière serait suffisante pour satisfaire la demande du mois sacré. Mais les dattes d'importation, principalement algériennes ou tunisiennes, restent les plus prisées. Le produit Maroc n'arrive pas à décoller.LES ventes des dattes ont démarré sur les chapeaux de roues pour ce début Ramadan. D'emblée, les experts soulignent que la production de cette année est suffisante et permettra de satisfaire la demande durant ce mois. En effet, lors de cette campagne, la production dattière attendue s'élève à près de 85.000 tonnes se situant ainsi au même niveau que la production moyenne des cinq dernières campagnes. De plus, la consommation ne concerne que 42% de la production. En effet, aujourd'hui encore, les dattes marocaines n'arrivent pas à concurrencer les tunisiennes et les algériennes, très prisées des jeûneurs, "bien que les qualités marocaines soient moins chères", est-il précisé au Ministère de l'Agriculture. En outre, les professionnels mettent l'accent sur le manque de marketing, de politique de communication dont souffre encore le produit Maroc.
Par ailleurs, concernant les échanges extérieurs, le tonnage moyen des importations réalisé durant les dix dernières années se chiffre à environ 1.000 tonnes en provenance essentiellement de l'Irak, de la Tunisie et de l'Algérie. Quant aux exportations, le volume se situe autour de 300 tonnes dont une partie est constituée de dattes biologiques (60 tonnes environ). Ainsi, les quantités importées sont passées de 764 en 1997 à 1.049 tonnes en 1998. "Cette hausse des importations est non seulement le résultat de la faiblesse de la production, mais aussi en raison de son irrégularité, de l'hétérogénéité des productions et de la qualité généralement médiocre des dattes", explique un expert au Ministère de l'Agriculture. Huitième producteur mondial, le Maroc produit plus de 100.000 tonnes de dattes annuellement, dont le quart seulement est de bonne qualité. La maladie du bayoud (champignon) constitue à ce niveau un véritable fléau, puisqu'elle a détruit plus des deux tiers de la palmeraie marocaine. Compte tenu de l'importance de la phoeniciculture (culture de palmier), le Ministère de l'Agriculture vient de réactualiser le premier Plan National de Res- tructuration et de Développement de la Palmeraie (PNRDP) (1986-1997) dans le cadre de la deuxième phase qui durera jusqu'à 2008. L'enveloppe financière globale pour la mise en oeuvre des actions de cette phase est de 548 millions de DH, dont 63% pris en charge par l'Etat et 37% par les bénéficiaires de l'opération (coopératives et associations).
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